La charge mentale n'existe pas !
- organimorphoz
- 2 janv.
- 4 min de lecture
…Enfin, pas comme on le croit.
Ah, la fameuse charge mentale… Ce mot qu’on entend partout, qui semble s’immiscer dans chaque recoin de nos journées trop pleines. On la traîne comme un sac à dos invisible, on en parle avec nos amies, on en plaisante parfois… et pourtant, aujourd’hui, je t’annonce une vérité dérangeante :
La charge mentale n'existe pas.
Du moins, pas comme une fatalité, pas comme un sort inévitable tombé du ciel, pas comme une conséquence naturelle d’être une femme, une mère, une entrepreneure, ou une "bonne élève de la vie".
La charge mentale est une construction. Un système. Un déséquilibre. Et surtout : quelque chose qu’on peut démonter.
Alors si tu es prête à regarder les choses en face (même avec un peu d’humour et beaucoup de franchise), cet article est pour toi.
1. La charge mentale, c’est quoi au juste ?
Tu sais, ce moment où :
Tu fais la vaisselle tout en pensant aux courses à faire,
Tu prépares un rendez-vous client tout en te demandant si ton enfant a bien pris son goûter,
Tu plies le linge en élaborant mentalement la logistique du weekend…
Ça, c’est la charge mentale : penser à tout, tout le temps, pour tout le monde.

Mais ce n’est pas juste une surcharge de tâches. C’est une surcharge de pilotage, de coordination, de vigilance. C’est être la cheffe de projet invisible de toute la maisonnée, tout en assurant sa carrière, ses projets, sa vie sociale, et plus si affinités...
2. Pourquoi je dis qu’elle “n’existe pas” ?
Parce que le mot “charge mentale” donne l’impression qu’on subit quelque chose d’inévitable. Comme si c’était normal. Comme si on n’avait pas le choix.
Spoiler alert : on a toujours le choix !
Pas toujours le choix du contexte, mais le choix de notre posture, de nos outils, de nos limites.
Alors non, la charge mentale n’est pas une malédiction féminine. C’est souvent un manque :
de délégation,
de communication,
d’organisation partagée,
de systèmes clairs.
C’est un symptôme… pas une identité.
3. L’organisation comme arme anti-charge mentale
Reprenons le pouvoir, tu veux ? Voici ce que j’appelle les 4 piliers anti-charge mentale :
🔹 1. Externalise tes pensées
Tout ce qui tourne en boucle dans ta tête n’a rien à y faire.
➡️ Note. Organise. Liste. Visualise.
Utilise un agenda, un tableau de bord familial, Notion, Trello, ou un bon vieux carnet.
Ton cerveau n’est pas un disque dur : c’est un processeur.
🔹 2. Déléguer (vraiment)
Ce n’est pas “aider maman”, c’est partager les responsabilités.
À la maison, comme au boulot : chacun a un rôle, des tâches, une autonomie.
Et non, personne ne meurt d’apprendre à vider un lave-vaisselle sans qu’on le lui demande.
🔹 3. Systématiser
Créer des routines, des checklists, des process.
Tu cuisines tous les soirs ? Fais un menu hebdo.
Tu gères les papiers ? Instaure un jour fixe pour tout traiter.
Moins de décisions = moins de charge.
🔹 4. Redéfinir tes standards
La perfection est un gouffre à énergie.
Ta maison n’a pas besoin d’être Pinterest-compatible.
Tes enfants peuvent s’habiller seuls, même si le résultat est… créatif.
Alléger, c’est aussi désapprendre.
4. Mais que faire quand on se sent déjà submergée ?
Un mot : PAUSE.
Pas une pause pour faire une lessive, hein. Une vraie pause pour t’observer, respirer, prendre du recul.
Ensuite, pose toi cette question frontale :
Qu’est-ce que je fais par habitude ou pour “tenir mon rôle”… mais qui pourrait être fait autrement, voire pas du tout ?
Tu verras, la réponse fait parfois l’effet d’un coup de tonnerre. Ou d’une libération.
5. Et si on changeait de vocabulaire ?
Et si, au lieu de parler de "charge mentale", on parlait de leadership domestique mal réparti ? Ou de projet de vie sans co-pilote ?
Ou encore de déséquilibre d’attention et de tâches ?
Parce que les mots ont un pouvoir et peut-être que le jour où on arrêtera de dire “je gère tout toute seule”, on commencera à dire “je mets des limites, je crée des systèmes, et je choisis ce que je porte.”
✨ Conclusion : et maintenant, on fait quoi ?
Bah, on ne subit plus : On organise. On structure. On partage.
Et surtout : on sort de l’illusion que penser à tout, tout le temps, est une preuve d’amour ou de valeur.
Ce n’est pas une fatalité. C’est un signal. Et c’est surtout l’occasion de devenir une architecte de sa vie, pas juste une exécutante invisible.

👉 Tu veux aller plus loin ? Tu t'armes de ton plus beau carnet, de l'outil notes de ton téléphone ou de toute autre appli (pas de feuille volante, tu vas stresser pour la retrouver et c'est contre-productif, ni de post-it => trop petit !) et tu dresses deux listes :
d'un côté, tout ce que tu gères au quotidien, les grosses tâches comme les plus insignifiantes et tu décides comment les répartir EQUITABLEMENT avec ta tribu. Tout le monde peut participer, même à son tout petit niveau (hein pitchounette !).
et dans ta deuxième liste, tu notes ABSOLUMENT TOUT ce qui te trotte dans la tête : prendre rendez-vous chez le coiffeur, programmer la révision de la voiture, fixer rendez-vous pour le ramonage en mai, ne pas oublier le goûter de mardi-gras de petite dernière début mars, etc...
Je vais volontairement te laisser quelques semaines pour que tu aies le temps de réellement tout noter et on va y travailler, ensemble, pour te sortir la tête de l'eau.
C'est promis, je te laisse pas tomber...
En attendant, n'hésite pas à me dire en commentaire quelles sont les tâches qui encombrent le plus ta tête ? Les tâches que tu repousses volontairement ou que tu rebutes ?
A tout bientôt, biz

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